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La fondation SEB agit en faveur de l’IAE 03/06/2013

Depuis 2007, la Fondation Groupe SEB s’engage dans la lutte contre l’exclusion. Dotée d’un budget de 600 000 € par an, dont 100 000 € de dons en nature, elle soutient des actions favorisant la réinsertion de personnes en situation ou en voie d’exclusion et des projets sociaux au service des plus défavorisés. Rencontre avec Sophie Le Joille, chef de projet mécénat de la fondation.

Présentez-nous la Fondation Groupe SEB…
Le groupe Seb compte 25 000 salariés dont 5 000 en France. La Fondation Groupe SEB a été créée en 2007 à l’initiative du service chargé du développement durable au sein de l’entreprise. Son action porte sur la lutte contre l’exclusion par la mise en œuvre d’actions permettant la réinsertion de personnes en situation ou en voie d’exclusion.

Elle s’organise autour de trois axes : la réinsertion par l’éducation et la formation, la réinsertion professionnelle (notamment au sein des structures de l’insertion par l’activité économique), et enfin, la réinsertion sociale par l’amélioration des conditions de vie dans l’habitat, ce qui est en lien avec notre cœur de métier.

Quels types de projets soutenez-vous ?
Nous intervenons pour un projet de développement et non pour le fonctionnement. Il peut donc s’agir d’une création ou du développement d’une entreprise, d’un projet ou d’une activité. Les demandes sont soutenues par des associations, des SIAE qui partagent un dénominateur commun : permettre à celles et ceux que la vie a malmenés de retrouver autonomie et dignité. Les projets doivent se situer dans un rayon de 20 à 30 kilomètres des sites d’implantation du Groupe*. La fondation soutient également quelques projets internationaux en coopération avec ses filiales.

Par ailleurs, nous veillons à la place accordée aux personnes bénéficiaires et au développement de leur autonomie, au lien avec nos métiers et notre univers professionnel qui est celui de l’espace domestique, de la cuisine et de l’électroménager. Enfin, nous attachons une importance au caractère innovant du projet, soit dans la production, soit en matière de gestion de ressources humaines, et à la constitution de partenariats, publics ou privés, garantie de la solidité et de la pérennité du projet.

Notre aide se concrétise par un soutien financier de 5 000 à 15 000 € mais aussi par le don direct de produits. Dans ce cas, nous intervenons en coopération avec des associations. Les demandes se font uniquement par notre site internet. Quelques questions nous permettent de vérifier la recevabilité de la demande en fonction de nos critères. Les candidats remplissent une fiche de synthèse et joignent leur projet. Notre soutien est reconductible sur un maximum de trois ans selon la nature du projet de développement.
 
Qui sont les SIAE que vous financez ?
Nous avons un partenariat historique avec la Fédération Envie : nous avons soutenu plusieurs années un projet de formations qualifiantes, dans quatre entités situées proche des implantations du Groupe.

Récemment, nous sommes intervenus auprès d’Eidra, entreprise d’insertion de Rumilly et de l’Albanais qui exerce des activités de conditionnement, de conciergerie d’entreprise et de maraîchage biologique. Nous avons participé à l’acquisition de matériel professionnel.

Nous avons aidé Agir-La Redingote, une association qui apporte une aide vestimentaire aux plus démunis et qui a ouvert des magasins de vêtements sur Alençon et Flers. Avec l’atelier et le chantier d’insertion, chargés de la collecte, du tri, de la valorisation et de la vente des vêtements, la structure emploie chaque année quelque cinquante personnes. L’association a étendu son activité textile en développant un réseau de collectes avec plusieurs conteneurs disséminés dans le département de l’Orne. Notre fondation a soutenu l’achat d’un camion de collecte.

Nous sommes également intervenus auprès de L’Arbre aux légumes, chantier d’insertion dans l’Eure qui permet à vingt-cinq salariés en insertion de retrouver un emploi et de construire ou d’ébaucher leur projet personnel. Nous participons aux travaux d’aménagement des locaux, notamment des vestiaires et sanitaires, afin d’accueillir un public plus féminin.
 
De quelle manière les salariés du groupe SEB s’engagent-ils ?
Nous proposons à celles et ceux qui le souhaitent d’intervenir bénévolement auprès des projets soutenus par la fondation et de devenir « correspondant de projet ». Ils sont en contact direct avec un responsable de l’organisation, se rendent sur place et deviennent alors le contact privilégié entre la structure soutenue et la fondation.

S’ils le souhaitent, ils peuvent aider à la diffusion d’informations pour les personnels du site d’activité, participer à l’organisation d’un événement ou directement à l’activité comme l’achat de paniers de légumes produits par un chantier d’insertion…

Comment ce soutien s’intègre-t-il à votre démarche de RSE ?
La fondation fait partie intégrante de la démarche développement durable du groupe. Toutes ses actions s’inscrivent pleinement dans cette stratégie - le délégué général de la fondation est aussi le directeur du développement durable du Groupe.

Dans toutes nos démarches de sous-traitance, nous privilégions les entreprises d’insertion et les entreprises temporaires de travail d’insertion. Nous encourageons régulièrement nos acheteurs à se tenir en veille pour favoriser les SIAE dans les marchés. Nous avons d’ailleurs commencé à mettre en place progressivement des clauses sociales et environnementales dans les appels d’offres du Groupe. Le Groupe a par ailleurs adopté un code éthique qui précise notamment ce volet concernant la sous-traitance.


Site : www.fondation.groupeseb.com
Pour soumettre un projet, consultez les critères de sélection ou complétez le formulaire de demande.

* En Rhône-Alpes (Lyon, Vienne, Annecy), Bourgogne (Selongey, Is-sur-Tille, Tournus), Pays de la Loire (Laval), Basse-Normandie (Saint-Lô, Alençon), Haute-Normandie (Vernon) et Midi-Pyrénées (Lourdes).

Christiane Demontès, nouvelle présidente du CNIAE 13/05/2013

Du nouveau pour le Conseil national de l’insertion par l’activité économique (CNIAE) ! Christiane Demontès, sénatrice du Rhône et maire de Saint-Fons, vient en effet d’en être nommée présidente par Jean-Marc Ayrault. Elle remplace ainsi Yves Censi, député de l’Aveyron, à la tête de cette instance chargée d’organiser la concertation entre les acteurs de l’IAE pour développer et consolider le secteur.
 
Lors de la séance plénière du CNIAE du 11 avril dernier, Christiane Demontès a prononcé un discours dans lequel elle affirme le rôle essentiel de l’insertion par l’activité économique « pour permettre une transition vers l’emploi classique ».

Elle a insisté sur la nécessité de « construire des partenariats étroits, avec des prescripteurs  », et notamment le service public de l’emploi, Pôle Emploi, CAP Emploi et les missions locales. Elle a également marqué sa volonté de « mieux faire connaître les SIAE sur l’ensemble du territoire » et de « renforcer les liens avec le monde économique traditionnel ».

Autant de chantiers et de pistes de travail pour les 42 membres du CNIAE (voir le détail de la composition du conseil ici), dans un contexte marqué par la publication du rapport d’évaluation de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le financement de l’IAE.

Pour plus d’informations
 

75 millions d’€ de chiffre d’affaires pour les SIAE d’Aquitaine 26/04/2013

Le GARIE (Groupement aquitain des réseaux de l’insertion par l’économique) vient de faire paraître la seconde édition de son observatoire de l’IAE en Aquitaine. Objectif : rendre lisible l’action menée par le secteur de l’IAE et valoriser le dynamisme constant des structures malgré la crise économique et financière.
 
Cette seconde édition de l’observatoire de l’IAE en Aquitaine révèle que les 182 structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) ont généré en 2011 un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros. « Les SIAE, créatrices d’emplois de proximité, adaptées et s’adaptant aux nouvelles caractéristiques de l’exclusion, représentent un investissement gagnant pour les finances publiques. Ce n’est plus à démontrer », atteste dans son éditorial, Jean-Pierre Pauillacq, président du GARIE. « Elles constituent un modèle dont il faut se saisir, qu’il faut soutenir et développer. »

L’observatoire démontre par ailleurs le poids des acteurs de l’IAE en Aquitaine, leur action à l’échelle des territoires pour générer de l’activité et des emplois destinés en particulier aux personnes les plus fragilisées. Le secteur emploie plus de 12 890 salariés, dont 11 900 en parcours d’insertion professionnelle. 64% des personnes en fin de parcours ont accédé à un emploi ou une formation.

Les SIAE d’Aquitaine sont présentes majoritairement dans le secteur du bâtiment, de l’environnement (espaces verts, recyclage, réemploi) et des services à la personne (blanchisserie, restauration, propreté, etc.). Globalement, elles ont maintenu en 2011 leur vitalité, dans un contexte économique pourtant tendu. Les effets de la crise se font sentir essentiellement sur les associations intermédiaires (AI) et les entreprises d’insertion (EI), qui voient leur chiffre d’affaires baisser de 2 %. En revanche, les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 10 %. Cette augmentation s’explique, pour les auteurs du rapport, par les nombreux chantiers du BTP intégrant des clauses d’insertion sur les territoires de la région.

Les ressources marchandes représentent en moyenne 72 % des ressources des SIAE, un chiffre qui varie selon les départements et selon le type de dispositif. Les SIAE ont reversé dans l’économie 103,6 millions d’euros sous forme de rémunération et charges, dont 66,8 millions de masse salariale brute. Ainsi, les SIAE contribuent au développement de l’économie locale par le biais des salaires distribués et des achats effectués : un euro investi ramène dans l’économie locale 3,6 €.

/// FOCUS
Le GARIE, Groupement aquitain des réseaux de l’insertion par l’activité économique, est né en 2004, après un travail commun autour de la promotion du secteur mené par quatre réseaux : Aquitaine associations intermédiaires, Chantier-Ecole Aquitaine, l’union régionale des entreprises d’insertion (Urei) Aquitaine et le comité national de liaison des régies de quartier (CNLRQ). En 2008, ces réseaux se regroupaient techniquement pour constituer une plateforme commune. Le GARIE a pour mission d’accompagner et de professionnaliser les SIAE, d’informer et promouvoir l’IAE, d’apporter une expertise sur le sujet. ///

Pour en savoir plus :

-  Plaquette de présentation du GARIE

-  Bilan 2011 de l’observatoire IAE du GARIE

CONTACT
28, avenue Gustave Eiffel
33600 Pessac
Tel : 05 57 89 01 10 -
garie.aquitaine@orange.fr
www.iae-aquitaine.org
 

15ème concours Talents de la création d’entreprise de BGE 18/04/2013

BGE, réseau associatif d’appui aux entrepreneurs, organise son concours Talents de la création d’entreprise pour valoriser le rôle de l’accompagnement dans le parcours de création et la pérennité de l’entreprise. Questions à Isabelle Cadoret, responsable de l’organisation.

Qu’est-ce que le concours Talents de la création d’entreprise ?

Chaque année, le concours Talents récompense 100 créateurs d’entreprise pour l’exemplarité et l’originalité de leur projet. Depuis sa création, plus de 1 200 créateurs d’entreprise ont ainsi été récompensés. Les lauréats gagnent une dotation financière de 1 500 à 3 000 € pour les lauréats régionaux, et 8 000 ou 10 000 € pour les lauréats nationaux. Plusieurs catégories existent : innovation, artisanat, commerce, économie sociale, services, transmission et développement, complétés par 3 prix : prix de l’Encouragement, prix du Financement participatif et prix de l’Audace.
 
Quelle place tient l’économie sociale dans ce concours ?

Le concours souhaite valoriser des entrepreneurs dont l’activité vise à expérimenter de nouveaux modèles de fonctionnement de l’économie qui prennent en compte les valeurs humaines et sociales chères à BGE. Le jury porte particulièrement attention aux projets à finalité sociale qui contribuent au développement d’un territoire tout en tenant compte de ses réalités socio-économiques. Les projets doivent mobiliser les ressources humaines locales, favoriser la création et la pérennisation d’emplois locaux, d’emplois jeunes ou de parcours d’insertion. Ils doivent enfin favoriser l’implication des usagers dans la définition et l’élaboration d’un service, développer la citoyenneté.
 
Qui sont les lauréats des années précédentes dans cette catégorie ?

Le lauréat national 2012 est Le Messageur, une SCOP créée par Samuel Poulingue, Jean-Luc Le Goaller et Nicolas Hervé à Cherbourg (Manche), proposant des prestations innovantes pour l’accessibilité des personnes en situation de handicap auditif. Le lauréat 2011 était Combraille durables, une SCIC créée par Isabelle Gardères à Loubeyrat (Puy-de-Dôme) : production et vente d’électrons renouvelables pour financer localement des actions citoyennes de consommation énergétique. Le lauréat 2010 était Echopaille, une SCOP créée par Sébastien Chameroy à Molac (Morbihan) : charpente, pose de menuiseries, enduits et isolation.
 
CONTACT
BGE – tél. 01 53 34 12 90 - info@concours-talents.com
 
Vous êtes responsable d’une structure d’insertion, inscrivez-vous directement sur le site www.concours-talents.com rubrique "s’inscrire", avant le 30 avril.



 

Industrie et emploi : le fonds A2i soutient l’IAE 18/03/2013

L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) organisait en décembre dernier une rencontre pour présenter les actions soutenues par son fonds « Agir pour l’insertion dans l’industrie » (A2i). Ecoles de production, diplômes d’université, partenariats avec des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), etc. : la palette de solutions financées visant à favoriser l’emploi des personnes qui en sont éloignées est riche et variée. Questions à Yazid Boudjedia, chef de projet au fonds A2i, pour en savoir plus sur l’articulation entre les besoins exprimés par les industries de la métallurgie et les réponses apportés par les SIAE.
 
Pourquoi l’UIMM a-t-elle souhaité créer le fonds A2i ?
 
Le fonds de dotation a été créé fin 2009 avec pour objectifs principaux de combattre les exclusions en favorisant la diversité et de pallier la pénurie de main d’œuvre dans des métiers en tension dans le secteur de l’industrie métallurgique. Doté de 70 millions d’euros sur cinq ans, le fonds soutient des initiatives en amont, de la phase « émergence » du projet jusqu’à sa concrétisation. Cela permet d’amener dans le milieu professionnel un public éloigné de l’emploi vers lequel on n’a pas forcément l’habitude de se tourner pour recruter, pour l’intégrer durablement dans les entreprises industrielles.
 
Nous nous appuyons sur un réseau de chambres syndicales locales. Les 77 UIMM territoriales peuvent ainsi monter des partenariats avec les structures œuvrant dans le champ de l’insertion professionnelle : les universités, les Ecoles de production, le secteur de l’IAE ou du handicap. A ce jour, 98 projets ont été financés, dont plus de 70 portés par les chambres syndicales territoriales.
 
 
En quoi consistait le « Tour de France de l’insertion dans l’industrie » et quel bilan en tirez-vous ?
 
L’objectif était d’aller sur le terrain, à la rencontre des initiatives que le fonds A2i soutient et qui fonctionnent bien. Nous avons travaillé autour de quatre axes :
  • Un programme pour les décrocheurs scolaires et universitaires, avec le soutien aux Ecoles de production et la conception d’un diplôme d’université, « Défit »,
  • Des actions « découverte » des métiers de l’industrie,
  • Des partenariats avec des structures d’insertion et du secteur protégé pour travailler sur des « sas » de pré-qualification en amont de formations plus qualifiantes, par exemple à travers le partenariat avec l’entreprise d’insertion API-MONTAGE,
  • Des initiatives de mise à disposition de salariés dans les entreprises industrielles, comme l’illustre la collaboration avec Id’ees intérim.
 
Le bilan est très positif. L’enjeu aujourd’hui est d’essaimer ces bonnes pratiques, sans volonté de les industrialiser.
 
 
De nombreuses SIAE sont financées à travers ce fonds. Pour quelles raisons ? Quels bénéfices peut tirer une industrie de la métallurgie d’une collaboration avec ce type de structure ?
 
Les entreprises industrielles de la métallurgie recrutent en période de crise 100 000 personnes / an, 160 000 en période haute. Et pourtant, nous avons des métiers en tension et un nombre important de futurs retraités à remplacer. Les structures d’insertion font le travail qu’une entreprise ne peut faire : former localement, dans la perspective d’un recrutement, des publics éloignés de l’emploi. Passer par l’insertion par l’activité économique est un gage de qualité, car le travail d’accompagnement réalisé au sein de ces structures n’est pas fait ailleurs. Avec les SIAE, les entreprises de la métallurgie ont la garantie d’avoir un vivier de candidats de qualité pour leur politique RH.
 
 
Quels types d’actions le fonds A2i peut-il financer au sein d’une structure d’insertion ?
 
Nous finançons des projets qui concernent la sensibilisation, la pré-qualification, la formation. Nous intervenons sur du fonctionnement ou sur de l’investissement, avec toujours en filigrane l’enjeu du nombre de personnes insérées dans des formations industrielles.
 
Par exemple, on peut cofinancer l’investissement d’une machine par une entreprise d’insertion dont l’objectif est d’accueillir plus de personnes en parcours d’insertion, fléchées sur des métiers de l’industrie. On peut aussi aider au fonctionnement d’une entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTI) dont l’objectif est de développer son volet commercial.
 
/// FOCUS
Féminiser l’emploi industriel
API-Montage est une entreprise d’insertion positionnée sur des activités de sous-traitance industrielle. Elle emploie 55 salariés, en grande majorité des femmes. La SIAE a été soutenu par le fonds Agir pour l’insertion dans l’industrie. Des actions de sensibilisation et d’information sur les métiers et l’environnement industriel du bassin d’emploi local, en lien avec la Chambre syndicale de la métallurgie de la Haute-Savoie et son appareil de formation ont notamment pu être mises en place. Objectif : proposer aux salariés volontaires des parcours de formation qualifiante en contrat de professionnalisation. Ceux-ci peuvent être validés par un certificat de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM), permettant de préparer l’accès des personnes en parcours d’insertion à deux métiers industriels : équipier autonome de production et opérateur-régleur. Et ainsi, de participer à la féminisation de l’emploi industriel.
 
 
Plus d’informations sur la fiche du projet sur le site du fonds. ///
 
 
Structure d’insertion ou entreprise de la métallurgie, vous souhaitez en savoir plus sur les modalités d’un financement par le fonds Agir pour l’insertion. Consultez le guide pratique ou rendez-vous sur le site dédié.
 
 
 

La Poste partenaire d’Extramuros 05/02/2013

En partenariat avec le Groupe La Poste, l’entreprise d’insertion Extramuros crée des objets à partir des sacs postaux en fin de vie. Ils sont désormais accessibles à tous sur le site Lapetitefabriquepostale.fr. Explications avec Pierre-Olivier Bernière, responsable de la communication et de l’animation au sein de la direction RSE du Groupe La Poste.
 
Comment est né ce partenariat entre La Poste et Extramuros ?
 
En 2007, La Poste sollicite l’association Extramuros pour l’accompagner dans des actions de sensibilisation du personnel à la valorisation des déchets. Nous leur donnons divers objets postaux en fin de vie comme de vieux vélos ou du matériel de centres de tri. Extramuros en détourne l’usage, crée alors de nouveaux objets et réalise une exposition à l’occasion de la Semaine du développement durable. D’autres coopérations voient le jour à l’occasion d’événements du Groupe, toujours dans l’objectif de promouvoir le développement durable. En 2009, l’association créé une entreprise d’insertion. Nous décidons alors de leur confier, en exclusivité, l’ensemble des sacs postaux qui sont en train d’être progressivement remplacés. Ils réalisent avec cette matière première de petits objets publicitaires que La Poste offre à ses clients et partenaires. Vu le succès, nous décidons de proposer ces objets aux postières et aux postiers à l’occasion des fêtes de fin d’année 2010. Puis, pour ouvrir cette offre à tous et à toutes, nous travaillons deux ans avec Extramuros à la création de La Petite fabrique postale, un site de vente sur internet. Depuis quelques semaines, on trouve ainsi en ligne protège-cahiers, porte-blocs-notes, pots à crayons, trousses, porte-chéquiers, étuis de téléphones, porte-documents de séminaire, sac cabas, sacs d’épaule, sacoches d’ordinateur, etc. Une entreprise de luxe au Japon a par ailleurs été séduite par l’initiative et ces produits et est devenue cliente d’Extramuros.
 
 
Comment ce partenariat s’inscrit-il dans la politique RSE de l’entreprise ?
 
Cette démarche a d’abord une vertu d’image et de sensibilisation pour les salariés du Groupe. Nous montrons, à partir d’un objet emblématique qu’est le sac postal, que nous pouvons être responsables dans sa valorisation en fin de vie. C’est aussi un acte sociétal puisque nous permettons à une entreprise d’insertion de se développer. La Poste ne gagne pas d’argent sur cette opération. L’ensemble des bénéfices est perçu par Extramuros pour créer de l’emploi et recruter des personnes en insertion. L’activité créée depuis 2007 par La Poste a permis la création de trois postes fixes et de six emplois en insertion au sein d’Extramuros.
 
 
Y-a-t-il d’autres actions sociales de ce type concernant l’IAE menées par le Groupe ?
 
C’est un sujet sur lequel nous avançons beaucoup actuellement. Le sac postal est une ressource qui va s’épuiser. Nous réfléchissons actuellement avec Extramuros à la valorisation d’autres produits postaux que nous pourrions recycler. Par ailleurs, nous venons de lancer Recy’go : en même temps que les facteurs déposent le courrier chez les particuliers ou les entreprises, ils collectent le papier, avec une garantie de confidentialité, pour le transmettre aux papeteries qui le recyclent. Le tri est assuré par une entreprise d’insertion en région parisienne que La Poste a rachetée, Nouvelle attitude. 4 000 tonnes ont déjà été récupérées. L’objectif est de déployer cette démarche dans plusieurs villes de France en s’appuyant sur des structures de l’insertion par l’activité économique existantes, dans une logique de co-construction. Plusieurs contacts sont en cours pour étudier les modalités de ce nouveau partenariat. Nous réfléchissons aussi à devenir nous-mêmes acteurs de l’insertion en intégrant des personnes en difficulté au sein de La Poste pendant leur parcours d’insertion.
 
 
Qu’est-ce que cette démarche apporte à une entreprise comme La Poste de travailler avec les acteurs de l’insertion ?
 
C’est d’abord un ancrage territorial et sociétal : La Poste, en tant qu’acteur économique et acteur territorial de l’emploi, se doit de jouer un rôle dans ce domaine et nous entendons le jouer pleinement dans les années à venir. Par ailleurs, dans une logique de totale concurrence, La Poste n’est plus la seule dans son secteur d’activité. Lorsque nous répondons aujourd’hui à un appel d’offres, notamment des collectivités, nous devons être en capacité de répondre aussi aux clauses sociales. Il y a donc un enjeu directement économique pour La Poste et nous devons travailler en partenariat avec les acteurs de l’insertion pour remporter ces marchés. Enfin, nous travaillons sur la question de nos achats. Chaque année, La Poste consomme de multiples prestations. Déjà, de nombreux partenariats sont engagés avec le secteur adapté et protégé mais nous envisageons de les développer avec le secteur de l’insertion. Nous avons ainsi créé une plate-forme d’intermédiation avec une dizaine de grands groupes, Pas à Pas. L’objectif est de permettre à des PME de l’insertion, du secteur adapté et protégé d’avoir un accès privilégié aux appels d’offres des partenaires de cette plate-forme.
 
Pour en savoir plus :
 
 
 
 

La Fondation Simply soutient les SIAE 23/01/2013

Depuis 2009, la Fondation d’entreprise Simply, attachée au Groupe Auchan, soutient des initiatives solidaires de proximité. Plus de soixante-dix projets associatifs, dont plusieurs SIAE, ont ainsi été accompagnés dans leur développement. Rencontre avec sa déléguée générale, Béatrice Javary.
 
Comment est née la Fondation Simply ?
 
En 2009, les supermarchés Atac du groupe Auchan changent d’enseigne pour devenir Simply Market. Ce sont aujourd’hui en France 270 magasins avec plus de 13.000 collaborateurs. En même temps est créée la Fondation Simply « le goût du partage » sous l’impulsion de Christophe Mulliez, alors directeur du développement durable des supermarchés du Groupe Auchan. Notre fondation s’appuie sur une valeur défendue par l’entreprise depuis son origine : la solidarité de proximité.
 
Depuis plusieurs années, les supermarchés soutiennent des initiatives comme Quartier d’Énergie, un rendez-vous solidaire au cours duquel les associations locales viennent dans nos magasins présenter leurs activités pour sensibiliser les habitants. Nous proposons aussi une carte de fidélité citoyenne à nos clients : les points cumulés peuvent être transformés en dons à des associations locales de solidarité, des dons que l’entreprise abonde. Nous souhaitions aller au-delà en soutenant directement des projets et en donnant les moyens à nos magasins de s’engager et de soutenir de manière plus importante les projets de proximité.
 
Quel est le rôle de votre fondation ?
 
Nous avons choisi de nous concentrer sur les projets en lien avec notre cœur de métier, l’alimentation, à travers l’aide alimentaire, le développement du lien social et de l’insertion par l’emploi. Qu’elles soient nationales ou locales, les organisations soutenues sont toujours dans l’environnement proche des supermarchés, sièges ou entrepôts de l’enseigne.
Nous intervenons dans quatre domaines clés :
  • La santé et la bonne alimentation - comment former et informer de façon efficace sur l’équilibre alimentaire ?
  • Le lien social : comment créer ou recréer du lien social entre personnes d’horizons, de cultures et d’âges différents ?
  • L’accès à l’alimentation : comment permettre une meilleure alimentation pour les plus démunis ?
  • L’accès à l’emploi : comment favoriser le retour à l’emploi des personnes en difficulté ?
 
Pourquoi la fondation Simply soutient-t-elle des SIAE ?
 
Nous avons d’abord accompagné la professionnalisation des épiceries solidaires en partenariat avec Andes, Association nationale de développement des épiceries solidaires, l’un des principaux réseaux d’aide alimentaire français. Aujourd’hui, une trentaine de nos magasins accompagnent une épicerie, formant un « binôme », et proposent dons de matériel ou de produits, mécénat de compétences, soutien au développement. Pour ce partenariat exemplaire avec Andes, la Fondation d’entreprise Simply a remporté en février 2012, le Trophée du Mécénat d’entreprise « prix spécial coup de cœur du jury ».
 
Nous avons aussi noué un partenariat avec plusieurs potagers d’insertion affiliés à Jardins de Cocagne et organisé avec eux des journées de découverte des métiers de l’alimentation et des stages dans nos magasins pour favoriser l’intégration de personnes éloignées de l’emploi. À ce moment-là, nous étions en train de réfléchir à la conception de trophées avec les responsables du master entrepreneuriat de l’Ecole de management de Grenoble. D’un commun accord, nous avons décidé de les orienter vers l’entrepreneuriat social et solidaire pour accompagner des structures, qui peuvent être des SIAE. L’objectif est de développer des compétences mais aussi d’établir un lien direct avec notre service de ressources humaines pour envisager une insertion professionnelle durable.
 
Quelles sont les SIAE que vous avez soutenues et pourquoi ?
 
Nous soutenons toujours l’association Andes qui, depuis 2008, étend son champ d’action à l’IAE. Elle a ainsi créé des chantiers d’insertion directement au sein des marchés de gros à Rungis, Perpignan, Lille et Marseille. Elle favorise ainsi l’insertion sociale et professionnelle, améliore l’alimentation et la santé des personnes en situation de pauvreté et lutte contre le gaspillage.
 
Nous aidons aussi directement des jardins affiliés au Réseau Cocagne. A Liévin, en Picardie, nous avons aidé à la création de l’atelier d’insertion par le maraîchage biologique de l’Instance communale d’insertion, ou encore le développement des Jardins du Comminges à Huos près de Pau. Nous aidons le Valdocco de l’Acirpe (atelier chantier d’insertion, récupération, projets pour l’emploi) à Tassin-la-Demi-Lune en Rhône-Alpes, qui transforme le pain invendu en aliments pour animaux.
 
Pour en savoir plus :
Accédez au site de la fondation Simply
 

La CU de Bordeaux met à l’honneur un GEIQ 14/01/2013

La Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) a retenu le projet de création d’un GEIQ réunissant quatre associations d’aide et de soins à domicile pour son Prix Coup de Cœur de l’Initiative Sociale et Solidaire 2012 (4e édition). Explications avec Audrey Faussane, chargée de projets communication au Service emploi, économie sociale et solidaire et animation territoriale de la Cub.
 
Qu’est-ce que le prix Coup de cœur de l’initiative sociale et solidaire ?
Le prix soutient d’une manière générale les structures de l’ESS, associations, coopératives, SIAE. L’idée est de donner un coup de pouce à ces différentes structures, porteuses d’un projet ou d’une initiative sociale et solidaire qui répond à un besoin non satisfait sur le territoire de la Cub. Le prix soutient prioritairement l’innovation sociale et la création d’emplois dans des domaines aussi variés que la consommation responsable, des projets d’urbanisme, d’économie circulaire et créative, des services aux entreprises et aux particuliers, la solidarité, l’action sociale, la lutte contre les exclusions…
 
Qui est lauréat du prix 2012 ?
Le prix cette année a été remis à l’association H’Nord, qui souhaite créer un éco-quartier coopératif sur l’Ilot Dupaty ; l’association Yakafaucon pour son projet de café associatif de Quartier « Le Petit Grain » ; et un GEIQ, réunissant quatre associations d’aide et de soins à domicile intervenant sur le territoire de la Cub : l’Aspe et l’Asad à Bordeaux, l’association Soins santé domicile à Pessac et l’association Vie et santé à Mérignac.
 
Pourquoi avoir soutenu une SIAE dans ce prix ?
Les SIAE illustrent parfaitement cette intention de mixer solidarité, lutte contre les exclusions via l’insertion et la création d’emplois. Ces structures correspondent parfaitement aux critères retenus dans ce prix.
 
Pourquoi avez-vous retenu ce projet de GEIQ ?
Le GEIQ a été primé pour son projet d’insertion et de qualification de demandeurs d’emploi dans les métiers d’aide et de soins à domicile. C’est un projet qui répond bien aux attentes de ce prix, d’abord avec la création d’emplois puisque le groupement prévoit, d’ici à 2014, l’embauche de 25 à 30 salariés en insertion chaque année avec deux permanents d’encadrement. Ensuite, le projet répond au critère d’innovation sociale puisque c’est le premier GEIQ en Aquitaine à intervenir sur ce secteur d’activité. Le seul en France, à notre connaissance, est celui créé par l’Udaf en Savoie, à Chambéry. Un programme de transfert de savoir-faire a été établi entre les deux structures. Enfin, parce que le projet s’inscrit bien dans les valeurs de l’ESS, à savoir la mutualisation des savoirs de quatre associations dans un but social commun.
 
Que sont devenues les SIAE précédemment lauréates de votre prix ?
Une SIAE a été lauréate dès la première édition du prix en novembre 2009, les Compagnons Bâtisseurs. Ils développent toujours leur activité d’insertion professionnelle par les métiers du bâtiment et leur activité d’accompagnement à l’auto-construction et à l’auto-réhabilitation de logements. C’est un lieu d’échanges de savoirs. Avec le prix, l’association a complété ses missions en créant une « outil-thèque » : des outils sont mis à disposition des particuliers à un coût modique. Le service est ouvert chaque mercredi. Des professionnels sont présents pour conseiller et échanger des savoir-faire. En novembre 2010, c’est une association bordelaise organisée en entreprise d’insertion qui a été primée, les Petits cageots, qui distribue des paniers bio et fermiers en circuit court. C’est un soutien au développement de l’économie locale. L’entreprise propose des produits à coût modique, voire à prix coûtant pour des familles en grande difficulté. Les personnes qui interviennent sont salariées des Jardins d’insertion. Elles étaient trois au départ ; elles sont dix aujourd’hui. Grâce au prix, l’entreprise a amélioré sa communication et son site internet de vente en ligne de produits.
 
 
Pour en savoir plus sur l’économie sociale et solidaire et la CUB, rendez-vous sur le site dédié « Entreprendre autrement ».
 
 

Premiers chiffres de l’observatoire des EI 2011 04/01/2013

Le Comité national des entreprises d’insertion (CNEI) a récemment publié les premiers chiffres issus de l’observatoire des EI 2011, à paraître prochainement. Laurent Laïk, président du réseau, ne cache pas sa satisfaction de voir que les entreprises d’insertion ont connu en 2011 une croissance de 9,3 % par rapport à 2010, soit le double de celle enregistrée par les très petites et moyennes entreprises du secteur classique (4,7 %). Pour autant, la situation est très contrastée puisque 45 % des entreprises ont un résultat d’exploitation négatif.
 
L’observatoire des entreprises d’insertion collecte depuis 2004 des informations sur l’activité économique et la mission d’insertion des EI et ETTI (entreprises de travail temporaire d’insertion). L’objectif est de rendre visible et lisible le poids et le rôle de ces entreprises dans l’économie française. En 2011, le chiffre d’affaires total réalisé par les EI est de 517 M€.
 
Plus de la moitié des 30 900 salariés accompagnés dans leur parcours d’insertion, soit 10 150 équivalents temps pleins, sont sortis en emploi ou en formation des entreprises adhérentes au CNEI en 2011. L’observatoire note une augmentation de 2 points du taux de sortie vers l’emploi durable (CDI ou CDD de plus de 6 mois) par rapport à 2010.
 
Les entreprises d’insertion poursuivent leur travail d’innovation et de recherche de niches économiques nouvelles en adaptant les compétences et qualifications des personnes en parcours d’insertion aux besoins des entreprises locales. Le secteur de valorisation des déchets permet à lui seul d’embaucher 25 % des salariés en insertion. Le travail temporaire représente 36 %, les services aux entreprises et transports 18 %, le BTP et le secteur de l’environnement 8 %, le tourisme, la restauration, les services à la personne et autres 5 %.
 
En 2011, le CNEI comptait 561 adhérents, soit 458 entreprises d’insertion sur 1 025 conventionnées en France et 103 entreprises de travail temporaire d’insertion sur 238 conventionnées en France. C’est au total, 36 600 salariés dont 84 % en parcours d’insertion.
 
Pour le CNEI, l’entreprise d’insertion prouve une nouvelle fois son efficacité pour requalifier les personnes éloignées de l’emploi et créer des richesses sociales et économiques dans les territoires. Un objectif est fixé : « Le Pacte pour l’insertion et l’emploi, porté par le CNEI, vise à salarier 150 000 personnes éloignées de l’emploi par an d’ici 2017. Afin d’y parvenir, une politique publique ambitieuse est nécessaire ».
 
Rendez-vous à l’automne 2013 pour la nouvelle édition des chiffres clés de l’observatoire.
 
Pour en savoir plus
 
 
 

Luxe et insertion : Tissons la solidarité publie un livre 20/12/2012

Voilà huit ans que le réseau Tissons la Solidarité fédère et anime des structures d’insertion par l’activité économique. Des rencontres inattendues sont nées entre les acteurs et les entreprises du secteur de la mode. Grâce à Christian Lacroix, le projet La Griffe a pris son envol. L’association raconte son histoire dans un livre qui vient de paraître. 3 questions à la directrice du réseau, Caroline Portes.
 
Pourquoi ce livre ?
Tout d’abord pour rendre hommage à ces femmes et ces hommes qui font vivre le réseau Tissons la solidarité. Depuis 2004, plusieurs ont réussi à se former, à retrouver un emploi grâce aux activités de tri, de couture et de revente de vêtements de seconde main. Cet ouvrage, mêlant textes et photos prises dans les ateliers, revient, à travers des portraits, sur les actions innovantes du réseau. Nous avons voulu aussi nous faire l’écho de cette success-story. Des nouveaux types d’échanges se sont établis entre l’économie classique, l’économie sociale et solidaire et le monde que l’on croyait a priori inaccessible de la mode et du luxe qui lui, semble ignorer la crise.
 
Quelles sont vos actions en matière de mode et d’insertion ?
A 80 %, Tissons la solidarité est constitué de femmes. Pour beaucoup d’entre elles, seules, avec des enfants à charge, la question de l’emploi est cruciale. Nous essayons de réfléchir par rapport aux besoins économiques. Avec l’association Action Tank entreprises et pauvreté, coprésidée par Martin Hirsch et Emmanuel Faber, nous nous sommes placés au niveau de l’intérêt général : celui des femmes qui ont besoin de travailler, celui des entreprises qui ont besoin de leur savoir-faire. Nous sommes parvenus ainsi à tisser des liens et faire en sorte que le travail soit reconnu et payé à sa juste valeur. Depuis sa création, 13 000 salariés en insertion sont passés par les 70 chantiers et les entreprises d’insertion du réseau Tissons la solidarité. Tous sont spécialisés dans le recyclage de vêtements de seconde main. Aujourd’hui, les associations du réseau emploient 1 780 salariés en insertion encadrés par 303 salariés permanents. 10 000 tonnes de vêtement passent chaque année entre leurs mains. 125 boutiques réparties dans toute la France mettent le premier choix en vente. Un peu plus d’un tiers des salariés ont retrouvé un emploi stable à l’issue de leur contrat avec l’association.
 
Comment êtes-vous parvenus à créer des partenariats solidaires avec le secteur du luxe ?
Les premières approches ont été délicates. Pendant plus d’un an, les portes des entreprises du luxe nous sont restées fermées dès que l’on parlait d’insertion. Nous avons alors eu connaissance d’études menées par Mod’art international, l’IFM, l’Essec et Hec qui nous ont conforté dans notre intuition. Nous avons pu ainsi dresser un état des lieux des besoins du luxe et construire les réponses que pouvait apporter l’économie sociale et solidaire. Ces études révélaient aussi la disparition de métiers d’art faute de transmission. Nous avions la certitude que les chantiers d’insertion pouvaient répondre aux besoins des maisons les plus prestigieuses. Nous avons alors mené un travail de lobbying, avons mobilisé des artisans d’art, des chambres de commerce et d’industrie pour former les salariés à ces savoir-faire rares et recherchés. Nous avons signé une convention avec un hôtel de luxe parisien qui fait bénéficier en priorité les salariés en insertion des offres d’emploi. Jusqu’à cette rencontre en 2009 avec Christian Lacroix qui nous a soutenus et a parrainé un projet de ligne de vêtements customisés, créée à partir de vêtements de seconde main. Le projet La Griffe s’est mis en place pour créer et produire chaque année une collection hiver et une collection été dans les chantiers d’insertion.
 
Références
Tissons la solidarité (éditions Alternatives, septembre 2012, 144 pages)
Textes : Olivier Chartier ; photographies : Gilles Leimdorfer.
 
Contacts
Caroline Portes – tél. 01 45 49 73 98
 
 
 

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